logo
Accueil > Spectacles > Légendes de la forêt viennoise > Note d'intention
Légendes de la forêt viennoise Note d'intention Calendrier Photos Bande annonce Dossier / Fiche technique Qui suis-je ? Loveless L'Apprenti Archives

Légendes de la forêt viennoise

Note d'intention

Après Offenbach, Labiche et Fassbinder, la rencontre avec le texte d’Horváth m’est apparue comme une évidence. Une urgence.
Une opérette digne d’Offenbach, traversée par les mêmes préoccupations politiques que Fassbinder (l’ascension du fascisme), sur toile de fond sociale et « subconsciente » comme chez Labiche : la pièce d’Horváth nous tend les bras.
Comédie populaire, à la croisée entre l’opérette et le drame, théâtre de troupe, théâtre musical et engagé. La pièce réinterroge le « vivre ensemble » dans ce monde individualiste. Comme toujours chez Horváth, la pièce possède une dimension politique et une dimension intime.
D’un côté, il met en scène la lutte entre l’individu et la société en nous rappelant que l’égoïsme et la bêtise sont le terreau du fascisme. De l’autre, il met en scène des personnages abandonnés, à la dérive, des naufragés dans un monde pourri par l’argent où riches et pauvres, aspirent à un peu d’humanité.
L’écriture d’Horvath, comme celle de Fassbinder est ouverte et généreuse, au sens où elle n’impose rien, mais propose. Elle porte la croyance en notre libre arbitre. Elle nous invite à nous regarder. Elle ne dénonce pas, ne glorifie pas. Elle fait appel à l’intelligence du spectateur, qui doit prendre position. C’est une écriture profondément politique qui rend le spectateur actif et acteur de la construction de son idéal.

Yann Dacosta

logo facebook