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L'Affaire de la rue de Lourcine

Texte Eugène Labiche | Mise en scène Yann Dacosta

Avec Benjamin Guillard | Guillaume Marquet | Jean-Pascal Abribat | Hélène Francisci | Pierre Delmotte


Assistante Laëtitia Botella | Musique Pablo Elcoq | accompagné sur scène par Pauline Denize | Scénographie Fabien Persil | Lumières Thierry Vareille | Costumes Morgane Mangard | Son Johan Allanic | Régie générale Marc Leroy | Construction décors William Defresne | Production Marielle Julien

Production Compagnie Le Chat Foin

Coproduction : Théâtre de l’Ouest Parisien – Boulogne-Billancourt, L’Archipel – Scène conventionnée de Granville et Théâtre des Chalands – Val-de-Reuil.

Avec le soutien de : Théâtre de l’île - Nouméa, Théâtre 13 – Paris, Théâtre de la Tempête – Vincennes, le Département de Seine-Maritime, la Matmut et la Compagnie Les Petits Champs.

 

Dates passées

- 3 au 12 octobre 2014
Théâtre de Ouest Parisien - Boulogne-Billancourt (92)
- 30, 31 octobre, 1er et 2 novembre 2014
Théâtre de l'Île - Nouméa (Nouvelle-Calédonie)
- 7 novembre 2014
L'Archipel - Scène conventionnée - Granville (50)
- 14 novembre 2014
Théâtre des Sources - Fontenay-aux-Roses (92)
- 27, 28 et 29 novembre 2014
Le Trident - Scène Nationale - Cherbourg (50)
- 5 décembre 2014
L'Eclat - Pont-Audemer (27)
- 9 décembre 2014
Quai des Arts - Argentan (61)
- 12 décembre 2014
Théâtre municipal - Fontainebleau (77)
- 17, 18, 19 et 20 décembre 2014
TAPS Scala - Strasbourg (67)
- 6 janvier au 15 février 2015
Théâtre 13 - Paris (75)
- 2 avril 2015
Théâtre Roger Barat - Herblay (95)
- 9 et 10 avril 2015
Le Gallia Théâtre - Saintes (17)
- 21 avril 2015
Le Rive Gauche - Saint-Etienne-du-Rouvray (76)
- 19 mai 2015
Théâtre des Chalands - Val-de-Reuil (27)
- 13 octobre 2015
Théâtre des Sablons - Neuilly-sur-Seine (92)
- 18 mars 2016
Juliobona - Lillebonne (76)
- 24 et 25 mars 2016
Le Forum - Falaise (14)
- 30 mars 2016
Le Cadran - Scène Nationale - Evreux (27)
- 29 avril 2016
Cirque-théâtre - Elbeuf (76)


affaire de la rue de lourcine

 

Note d'intention

Après avoir exploré l’œuvre de Fassbinder, j’avais envie de continuer à explorer ce qui continue de constituer un moteur essentiel de notre société: la peur.
L’affaire de le rue de Lourcine est un ovni théâtral qui est plus proche du théâtre de l’absurde et de Kafka que du vaudeville. Dans cette œuvre, la mécanique du rire va être au service de la mécanique de la peur et servir à décrire l’Empire déclinant, perdant ses repères et se déshumanisant.
L’action se déroulera autour d’une fontaine, symbole d’abondance et de l’aisance sociale du rentier Oscar Lenglumé. Mais celle-ci s’apparentera vite au trou de mémoire de Lenglumé, sa « lacune ». A l’intérieur, c’est une bourgeoisie qui prend l’eau. A l’extérieur, c’est la fin du monde, la fin d’un monde : il pleut des trombes d’eau, tout le monde est malade, il fait un orage apocalyptique. Et bien sûr, toute l’attention se porte sur ce fameux parapluie perdu… Cela ressemble à l’humour noir d’Alfred Hitchcock.
Ce matin-là, nos deux héros se réveilleront encore costumés (en créatures) du bal de la veille où ils se sont roulés dans l’orgie et la débauche, et à partir de là plus rien ne sera comme avant. Nous assisterons à une métamorphose : celle de l’humain au monstrueux. Nous allons pouvoir observer ces « insectes petit-bourgeois-roi » étouffer remords et culpabilité et tenter d’éliminer les autres pour sauver les apparences et les acquis.
Selon la tradition du vaudeville, la pièce comporte des chansons. La musique composée par Pablo Elcoq viendra renforcer l’idée du cauchemar tout en gardant de l’humour, de la légèreté et de la poésie.
La pièce est drôle et féroce. Elle se termine par un Happy-end  tout relatif qui laisse un goût amer. Le temps d’un quiproquo Labiche évoque tous les tabous possibles: adultère, bisexualité, homosexualité refoulée, meurtre, alcoolisme, secrets, cachotteries, chantage et mensonges.  Les masques sont tombés et même s’ils sont « innocents » on sait désormais de quelle scélératesse nos compères sont capables. La frontière entre l’inconvenance et la bienséance est une chose fragile et il semblerait que nos pulsions intimes soient en lutte permanente contre la morale et la décence.

Yann Dacosta

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